Salon Les Nouveaux Ensembliers 2025

Nov 2025

Cent ans après l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, le Salon Les Nouveaux Ensembliers invite une nouvelle génération d’architectes-décorateurs à imaginer « L’Ambassade de demain », dans un clin d’œil à l’Art déco. Pour cette édition anniversaire, Passementerie Verrier a collaboré avec OUD et Marion Mailaender Studio, deux projets où la passementerie s’inscrit pleinement dans le dessin du mobilier.

Pour OUD

Dans le Bureau de l’Ambassadeur de France en Égypte imaginé par OUD, le miroir, dessiné en collaboration avec Léa Zeroil, offre à la passementerie un terrain d’expression inattendu. Son cadre géométrique a été entièrement gainé de micro-cordes, qui lui apportent relief et texture tout en adoucissant la rigueur de ses lignes.

Le choix du grain, la régularité de la pose et le passage des angles ont nécessité de nombreux essais et ajustements pour que l’habillage épouse naturellement toute la géométrie du cadre.

Sur le fauteuil Old Cataract, cordes et glands accompagnent les tonalités chaudes du cuir et viennent souligner la structure métallique sans l’alourdir. Les glands se retrouvent également sur les pupitres, où leur souplesse vient rompre la succession très régulière des lignes.

Pour Marion Mailaender Studio

Pour le paravent Ornement, Marion Stora a imaginé cinq panneaux en laiton patiné sur lesquels prennent place 62 pièces uniques d’émail d’orfèvre réalisées par Anne de La Forge.

Passementerie Verrier a choisi de réaliser un galon de satin, un tissage dense capable de supporter la mise en tension nécessaire sur le cadre. Sa surface offre également de nombreux reflets de couleur qui répondent à ceux des émaux.

Les galons sont montés et tendus sur le cadre puis permettent de maintenir les pièces d’émail selon le dessin imaginé par Marion Stora. Leur élasticité fait partie intégrante de la réalisation : la tension doit être ajustée avec précision pour obtenir la bonne hauteur et conserver le positionnement de chaque élément.

Le montage demande de nombreux essais et ajustements, puis des finitions minutieuses afin que les coutures nécessaires à la fixation restent imperceptibles.

Constantin et Ornement montrent deux façons très différentes d’utiliser la passementerie dans le dessin d’un objet : par le relief et la couleur des ganses et guipures sur le valet, par la tension et les reflets du galon sur le paravent.